L’Imaginaire érotique au Japon

L’Imaginaire érotique au Japon

gengy scan
ajoute : Marzo 3, 2008

L’imaginaire érotique au Japon propose un décryptage des fantasmes actuels, dresse le tableau exhaustif des mœurs japonaises et remonte à leur source.

En dévoilant l’origine des obsessions courantes ou rares qui travaillent 127 millions de personnes sur cet archipel en sursis, secoué par des spasmes incessants, ce livre d’art lève le voile sur ces pratiques érotiques si bizarres à nos yeux, mises en perspective et replacées dans un contexte historique et mythologique.

Comment décrypter les différentes facettes de l'érotisme au Japon ? Que ce soit dans l'art, dans la vie quotidienne et dans l'économie, les « folies nippones » s’inscrivent dans la logique d’une esthétique très ancienne, celle du monde flottant (Ukiyo).

L’ancienne culture poétique de l’instantané et de l’éphémère se perpétue à travers les images d’héroïnes aux grands yeux miroitants qui affrontent des monstres à tentacule. Et les filles en uniforme de collégienne, qui affichent leurs maquillages outranciers dans les rues de Shibuya, ne sont que les dernières incarnations de la Déesse du Soleil, Amaterasu, dont descend l’Empereur actuel, 250ème du nom…

L’érotisme au Japon se trouve à l’épicentre d’un tremblement de terre créatif permanent.

– fruit de dix ans de reportages au Japon – se divise en 11 chapitres portant chacun sur une spécificité de l’érotisme japonais : l’obsession des culottes, la fascination pour le masque, le goût des femmes-poupées, la hantise de la fin du monde, le sentiment national de la castration, etc.

Les chapitres sont illustrés par des oeuvres d'art dont certaines sont signées par les plus grands noms de l’art contemporain : Takashi Murakami (chef de file de la pop-culture otaku), Makoto Aida, Tadanori Yokoo (figure d'avant-garde des années 70), Suehiro Maruo, Gengoroh Tagame (star du manga gay hardcore), Kago Shintaro, Ryo Yoshida (créateur de l'école Pygmalion)…

Les autres œuvres, inédites, témoignent de l’incroyable créativité du Japon des années 2000. Photographes de geishas futuristes, peintres d’estampes numériques ou créateurs de poupées-mangas, une trentaine d’artistes – les fers de lance des nouvelles galeries d’art au Japon – ont accepté de participer à l’aventure de ce livre.

« Fascinante descente ethno-érotique dans les fantasmes

et l’au-delà sexuel des Japonais »

(Coup de Cœur FNAC)

"Le sexe étant aujourd'hui plus important que l'âme, rendons lui un peu de son esprit à l'occasion de la parution de l'impressionnant (beau, exhaustif, précis, cultivé, allumé, en couleur, etc.) livre d'Agnès Giard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, et sobrement intitulé L'Imaginaire érotique au Japon.

Un ouvrage suffisamment dense pour qu'on l'éprouve comme une expérience érotique en soi, tout au long de quelque trois cents pages illustrées par les plus grands artistes contemporains nippons dans un vertige de propositions et de figures parfois proches de l'hallucination (à cet égard, une mention particulière aux photographies en noir et blanc de Ken-Ichi Murata, qui creuse les rapports entre la femme et les tentacules de plastique s'évadant d'anus offerts et de vulves pétrifiées)...

Ceci étant dit, on ne réduira pas cet ouvrage à une compilation de fantasmes incarnés dans des pratiques culturelles et artistiques délirantes (pour notre oeil européen du moins). Non, il faudrait plutôt le situer à mi-chemin entre le beau livre et l'essai ethno-érotique sur le Japon contemporain, véritable héros underground de ces pages et - cela transpire de part en part -, intarissable source de fascination et d'affection pour l'auteur.

De l'amour des petites culottes usagées vendues en distributeur automatique au culte des poupées maléfiques qui disent le sexe de la mort, des vidéos érotiques de seppuku à la question sociétale des strip-teases, de l'angoisse nationale de la castration à l'inflation des gadgets sexuels tel que le sexe jetable à déflorer, de la presse transgressive kitsch pour lycéennes aux bars à fellation, au Japon, l'imaginaire érotique ne connaît pas de limite. De quoi faire rougir le pays du divin marquis."

 

Collé à partir de <http://agnesgiard.over-blog.com/article-4674197.html>

pub«Mais personne n'avait songé jusqu'ici à escalader la montagne de la société japonaise par le versant de l'érotisme»,

Les jardins zen, les arts martiaux ou la cérémonie du thé. Jusqu'aux sushis... L'Occident a d'ores et déjà assimilé maints aspects de la culture nippone. «Mais personne n'avait songé jusqu'ici à escalader la montagne de la société japonaise par le versant de l'érotisme», note d'emblée Agnès Giard. La journaliste et auteure française estime avoir remédié à cette lacune éditoriale avec la parution de L'imaginaire érotique au Japon. Un succès puisque l'ouvrage, édité chez Albin Michel, s'est vendu à 7500 exemplaires. Il fait l'objet d'une réédition chez Glénat avant sa sortie attendue au Japon.

La conférence illustrée que propose Agnès Giard devrait allumer les feux de la soirée «Eros in Japan» vendredi soir. La spécialiste y analyse textes traditionnels shintoïstes, mangas, photos, gravures, sextoys, folklore, monstres et androgynie. «Contrairement à la nôtre, il n'y a pas de tabou dans la société japonaise», note-t-elle. «La sexualité est liée au sacré, aux rites ancestraux de la création. Aujourd'hui encore les gens défilent en procession derrière des phallus géants. Les organes génitaux y sont vénérés comme des divinités.»

Si l'érotisme alimente les textes fondateurs, il draine aujourd'hui un vaste marché, sophistiqué et complexe. On écouterait des heures Agnès Viard évoquer le dernier tamagoshi aux formes arrondies, aux allures d'un tronc de femme et à la douceur d'une peau poudrée de riz.

«La première industrie japonaise est celle de l'automobile. Celle du sexe vient juste après. Des milliards de yens y sont investis. Et on ne recule devant rien pour inventer des produits augmentant le plaisir.»

Androgynie

Les friponneries nippones alimentent souvent bien des fantasmes. La conférence d'Agnès Giard débute toutefois sur une démystification. «C'est le fameux distributeur automatique de petites culottes usagées», précise-t-elle. «L'Occident s'est passionné pour les samouraïs, les geishas. Et puis il y a eu, dès 1993, la petite culotte. Il faut ramener les choses à leur juste proportion. Ces distributeurs ont bel et bien existé. Ils ont été retirés après trois mois seulement d'exploitation.» La conférence se poursuivra sur l'analyse de textes fondateurs. Elle présentera par ailleurs les multiples aspects de l'androgynie made in Japan. Une soirée chaude dans la Fureur de lire.

 

 

 

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