Shibari ou Kinbaku .

Shibari ou Kinbaku

gengy scan
QUOTIDIEN : Marzo 1, 2008

Shibari ou Kinbaku

  • Kinbaku = l’art de ligoter "à la Japonaise"
  • Nawa = corde
  • Asanawa = corde traditionelle Japonaise, faite de chanvre
  • Nawashi = un artiste de la corde
  • Shibari = l’action de ligoter quelqu’un
  • Karada = le corps – par métonymie, le harnais de corde qui enveloppe le corps
  • Shinju = les perles – par métonymie, le bondage des seins
  • Sakuranbo = les cerises – par métonymie,le bondage des fesses, voire le bondage génital
  • Shibaritai = le fait pour le Maître d’indiquer son désir de ligoter son Sujet
  • Shibararetai = le fait pour le Sujet d’indiquer son désir d’être ligoté(e) par le Maître
  • Hojo-jutsu = l’art martial qui consiste à immobiliser un prisonnier avec des liens
  • Musubime = un noeud
KINBAKU - l’art du ligotage japonais  

Kinbaku, l’art du ligotage japonais de par sa beauté, son intensité érotique et l’étendue des jeux qu’il permet, est l’une des pratiques qui forment la base d’une expérimentation « alternative »...

Il est important avant tout de bien saisir l’esprit particulier du ligotage japonais: contrairement au ligotage occidental, qui ne vise qu’à restreindre les mouvements de la personne concernée, shibari, outre cet aspect, ajoute deux points de vue: le point de vue esthétique, mais aussi une sorte de massage, les cordes étant placées pour stimuler des points de shiatsu bien précis. Ne pas tenir compte de ces deux dernier aspects reviendrait à se priver d’une composante essentielle du shibari...

Inventé au départ comme une technique de torture très codée, où chaque prisonnier devait être attaché selon son rang, le ligotage japonais s’est transformé pour devenir une pratique érotique très prisée. Très oriental dans l’esprit, le shibari est une pratique sereine, lente, progressive: il est important de prendre son temps pour construire le ligotage, puis de lui laisser le temps de faire son effet. Le ligotage japonais se construit par étapes: on peut très bien attacher dans un premier temps la poitrine, puis les cuisses et le ventre, et finir par un ligotage plus classique qui immobilise le corps (en croix ou « hog-tied », par exemple).

Bien que les japonais utilisent traditionnellement des cordes de riz, de jute ou de chanvre assez rugueuse, il est possible d’utiliser des cordes de nylon plus douces (8 à 12 mm d’épaisseur/10 à 15 m de long). Une corde trop fine aura tendance à « scier » la peau et, les noeuds seront moins jolis et plus difficiles à défaire. Pour construire par couches successives, il vaut mieux utiliser plusieurs cordes courtes (3 à 4 m) qui permettent en effet de resserrer certaines parties du ligotage sans le défaire entièrement et ainsi, d’ajuster la tension de certaines cordes.

 

 

 

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